Écouter le rythme du silence

On me demande souvent pourquoi j’ai choisi cette phrase pour vous accueillir :
« Que votre voix intérieure ouvre des chemins là où les mots ne suffisent plus. »

Peut-être parce qu’avancer ressemble à une mélodie. Il y a des tempos rapides, d’autres plus lents. Des élans, des suspensions. Et tant qu’il y a du rythme, il y a du mouvement, un souffle qui circule. L’immobilité, elle aussi, a quelque chose à dire — comme une pause qui invite à regarder autrement.

Il y a le rythme du regard qui cherche une issue, celui des mots qui tentent de comprendre, et puis un autre, plus discret, presque imperceptible : celui du silence.

Le silence n’est pas une absence. C’est un espace. Un espace où ce qui était confus se dépose, où le mental relâche doucement son emprise, où quelque chose de plus simple peut apparaître, sans effort.

Dans ces instants, il n’y a rien à produire, rien à contrôler. Seulement à écouter.

Écouter ce qui est déjà là, mais que l’on n’entendait plus — recouvert par le bruit du quotidien, les habitudes, ou les attentes posées sur nous.

Alors, presque sans s’en rendre compte, quelque chose se déplace. Le regard glisse légèrement de côté. Et une autre direction devient visible.

Pas parce qu’on l’a cherchée. Mais parce qu’on a, enfin, pris le temps d’écouter.

Vanessa Climent

L’Art de la voix intérieure

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